Un Tricot-thé de l’Amour aura lieu mercredi le 27 mars, 18h à 20h, au 6970 Marquette (métro Fabre). C’est gratuit et ouvert à tous! Apportez votre tricot en cours. De la laine et des aiguilles seront disponibles pour initier les novices.

Renseignements : tricotpourlapaix@gmail.com

Amour

 

Le don de soi est un achèvement. ~Rainer Maria Rilke

Tricot pour la paix accepte les dons de laine et d’aiguilles à tricoter pour initier les novices. La grosse laine est idéale pour les initiations. Les dons seront également utilisés par les tricoteuses bénévoles pour des causes humanitaires ou communautaire et des oeuvres d’art public.

Pour faire un don :  tricotpourlapaix@gmail.com

Coeur gris

Le 14 février prochain, je ne tricoterai pas. Je vais danser.             Danser pour la paix!

C’est mon 14e billet et je vais vous parler d’un évènement planétaire qui va se produire le jour de la Saint-Valentin. La synchronicité est donc au rendez-vous!

Un milliard de femmes, selon les Nations Unies, subiront une agression physique ou sexuelle durant leur vie. C’est 1 femme sur 3. Une femme violentée est une atrocité. Un milliard est un crime contre l’humanité, selon moi.

Eve Ensler, la dramaturge, actrice, féministe, militante et activiste – celle qui a écrit Les Monologues du Vagin et fondé l’organisme V-DAY en 1994 pour venir en aide aux femmes et aux filles violentées – a lancé la campagne planétaire One Billion Rising afin de mobiliser les femmes, et ceux qui les aiment, le jour du 14 février 2013. C’est un appel mondial à sortir dans les rues et danser afin d’exiger la fin de la violence. En d’autres mots, il s’agit de transformer la fête des amoureux, en celle de l’Amour universel, pour le bien de tous, grâce à l’énergie féminine.

Pour l’occasion, j’ai créé l’évènement Facebook DANSER pour la paix ! afin d’aider cette campagne à propager son message d’amour et de paix.

Une danse collective se tiendra donc le 14 février, à partir de 14h, au Square Victoria, à Montréal. Il s’agit simplement de danser et de créer une vibe d’harmonie autour de nous. Les organismes Les Artistes pour la Paix et Cercle de Paix seront présents ainsi que mes comparses du collectif Les Ville-Laines.Vous pouvez faire de la danse synchronisée ou d’expression libre, selon votre goût. Vous pouvez également apportez vos instruments de musique pour contribuer à l’ambiance. Il n’y aura pas de système de son, tout se fera organiquement. C’est une co-création, inclusive, multilingue (la danse étant un langage universel!) où nous pouvons toutes et tous contribuer à notre manière avec de la bonne énergie! Portez du rouge, du mauve ou du rose avec du noir! ♥

À 15h, la fête continue au Square Victoria avec V-DAY ONE BILLION RISING MONTRÉAL sous l’initiative de Sabrina Steczko, fondatrice du mouvement de One Billion Rising au Québec et de Red Tent Vortex à Montréal. La porte-parole d’OBR Québec, Isabelle Renaud sera aussi présente, ainsi que les Raging Grannies, des magiciens et autres surprises!!

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez toujours créer un évènement dans votre communauté, votre foyer ou lieu de travail afin de danser en solidarité avec toutes les femmes de la planète. Que vous soyez dix ou cent, l’important c’est de danser cette journée-là! Toutes les informations se trouvent sur le site de One Billion Rising que je vous invite à visiter afin de mieux connaître ce mouvement planétaire.

Bonne Saint-Valentin et au plaisir de danser avec vous… où que vous soyez! Ensemble, nous briserons les chaînes.

https://vimeo.com/62026881
Vidéo réalisée par EQCQ

OBR

La philosophie du thé n’est pas pur esthétisme dans l’acceptation ordinaire du terme car elle exprime conjointement, avec l’éthique et la religion, notre point de vue sur l’ensemble de l’homme et la nature. Elle est hygiène, car elle renforce la propreté; elle est économie, car elle démontre le confort dans la simplicité plutôt que dans l’accumulation et le coûteux; elle est géométrie morale, dans la mesure où elle définit notre sens des proportions à l’Univers. ~Kakuzô Okakura (Livre du thé)

Kakuzô Okakura

À une époque, je fréquentais de façon assidue la maison de thé Camellia Sinensis, sur la petite rue Émery, dans le Quartier Latin de Montréal. Ce havre de paix permet la dégustation du thé dans une atmosphère de tranquillité inégalée en plein cœur du centre-ville. Les appareils électroniques y sont proscrits et les discussions à voix basse sont de mises. Le silence, le recueillement, la lecture, la lenteur et la contemplation ont la faveur. Un endroit tout désigné pour tricoter!

En fait, le thé et le tricot se marient très bien ensemble. Tous deux sont vecteurs de paix et offrent des bénéfices à la fois au niveau personnel et social. En permettant d’apprécier le moment présent et d’échanger avec les autres dans le calme, ils génèrent un état d’esprit favorisant la communauté et la spiritualité. Ces activités recentrent, apaisent et humanisent tous ceux qui s’y adonnent, et cela de manière universelle. Il est donc très agréable de combiner ces deux pratiques. Vive le tricot-thé!

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Tricot pour la paix organise l’évènement « Tricot-thé de Nouvelles Solidarités » en association avec l’Association canadienne pour la santé mentale, le 31 janvier 2013, de 18h-20h, au 6970 Marquette (métro Fabre). C’est gratuit et ouvert à tous! Apportez votre tricot en cours. De la laine et des aiguilles seront disponibles pour initier les novices. Inscription : acsmmtl@cooptel.qc.ca

Pour en savoir plus sur les bienfaits et les propriétés thérapeutiques du tricot, voici un excellent billet de l’ACSM-Montréal :

http://acsmmontreal.qc.ca/2012/12/19/le-tricot-une-activite-qui-favorise-le-mieux-etre-la-creation-de-liens-et-la-solidarite/

Au plaisir de tricot-thé avec vous!

Cactus 2012

Osheaga 2012 CoeurSOsheaga 2012

S

Touski 2012

Une compilation de mes tags préférés créés avec Les Ville-Laines durant l’année 2012 et les petits cœurs que j’aime bien y broder…

Ça fait longtemps que je veux écrire sur Maille À Part, ce collectif de tricot-graffiti basé à Montréal composé en grande partie de femmes. MÀP se définit comme un « collectif féministe radical qui lutte contre le patriarcat sous diverses formes. » Très actives sur la scène locale, elles ont largement contribué au Printemps Érable ainsi qu’à d’autres luttes et mouvements dont Occupons Montréal, la Journée internationale des Femmes et le Jour de la Terre.

Je les croise à l’occasion grâce – entre autre – à mon implication dans le collectif Les Ville-Laines mais également sur les médias sociaux où nous sommes toutes très actives en tant que tricoteuses-activistes.

Il m’arrive parfois de me faire demander s’il y a de la rivalité dans la communauté du tricot-graffiti, composée majoritairement de femmes. Comme je m’évertue à répondre : « C’est du tricot, pas de l’arsenal nucléaire ! » Entre d’autres mots, non, il n’y a pas de compétition. Nous sommes solidaires, uni-e-s vers un but commun; celui de créer un monde meilleur, horizontal et inclusif.

La semaine dernière, j’ai eu la chance de participer à une de leur action guérilla. Tôt le matin, j’ai rejoint MÀP au métro Sherbrooke pour aller accrocher de la laine, sur des poteaux, au coin des rues Saint-Denis et Des Pins. L’installation fût conçue dans le cadre des Journées pour l’affichage féministe dans l’espace public.

Comment le dit si bien Beth Ann Pentney dans son essai Feminism, Activism, and Knitting, si les féministes de la deuxième vague (années 60-70) sont reconnues pour avoir délaissé le tricot, les féministes de la troisième vague, qui ont pris le relais depuis, n’hésitent pas à renverser les stéréotypes en changeant de paradigme. En utilisant l’artisanat au service de la justice sociale, de l’égalité et de la paix universelle, elles se réapproprient un médium qui les confinaient à la domesticité et à l’espace privé jusqu’à tout récemment, et cela dans le but de faire évoluer les consciences.

Dans le contexte de l’art urbain encore fortement dominé par la gente masculine, le geste politique de Maille À Part d’investir l’espace public grâce au tricot-graffiti, en écrivant le mot « Insoumises » très lisiblement sur le mobilier urbain, est loin d’être anodin. En plus d’être provocateur et revendicateur, il pointe vers une issue hors du patriarcat et du capitalisme sauvage, deux institutions qui creusent le fossé des inégalités, encouragent la compétition effrénée entre les individus et favorisent l’exploitation sans trêve de notre planète, pour ne nommer que quelques-uns des effets pervers connus. L’insoumission, qui caractérise le rebelle mais aussi le déserteur, est donc un refus, un acte de résistance nécessaire devant le non-sens et la mauvaise gestion de notre société.

Pour moi, les chaînes qui relient les onze poteaux dans l’installation de MÀP symbolisent, à la fois, ces liens – de solidarité – qui unissent les femmes pour la justice et l’égalité à l’échelle planétaire mais aussi leur sujétion au diktat du patriarcat, dont les préjugés et autres a priori se perpétuent malgré tout aujourd’hui, à des niveaux plus ou moins conscients. Tandis que la vieille station d’essence abandonnée fait figure de relique de ce système social d’oppression qui, au-delà de la condition des femmes, représentent toutes formes de dominations existantes.

J’y vois aussi une corrélation avec l’allégorie de la caverne selon laquelle Platon établi la difficulté de s’affranchir des autres pour accéder à la connaissance, dont une des conditions nécessaires étant une quête personnelle à des fins humanistes. Les poteaux recouverts de couleurs pastelles avec les grosses lettres accrochées, tel un sourire, devant la caverne en ruine, semble inviter le passant à sortir de sa léthargie; à s’ouvrir les yeux pour accéder à la réalité. Un monde meilleur est possible – et déjà en cours – il suffit de se libérer de ses chaînes et de se solidariser. Le vrai changement provient de l’individu qui a conquis sa propre liberté et rejoint les siens hors de la caverne. Fait improbable dans une culture monolithique qui sait si bien imposer son contrôle, mais tout à fait réalisable en mettant de l’avant la créativité humaine. Seule avenue possible pouvant mener au dépassement du paradigme périmé qui résiste à l’avancement de l’humanité – tel un épouvantail préhistorique – en s’opposant à toutes formes de dissension dans le but de conserver son hégémonie.

Au-delà de cette métaphore, le féminisme se définit donc comme un « acte de création » collectif. Un refus global de l’autorité, un appel à la libération, manifeste entre autre par des médiations politico-artistiques telles que le tricot-graffiti. Point besoin de lutter, il suffit d’entrer dans l’Ère Utopique où les initiatives originales et ludiques, menant à une plus grande équité et allant dans le sens du bien-être collectif, sont mis de l’avant. Comme quoi le tricot et le féminisme vont bien ensemble.

Bienvenu-es dans le Nouveau Monde!

MAP
L’installation « Insoumises » du collectif Maille À Part.

Parmi les choses dont la sagesse se munit en vue de la félicité de la vie tout entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l’amitié. ~Épicure

Samedi dernier, j’ai passé une très belle journée au Marathon d’écriture d’Amnistie internationale, et cela malgré la fatigue accumulée des derniers mois, grâce à la présence d’un réseau élargi de tricoteuses militantes et de mes vilaines amies Karine, Anne et Marilène (Mimi étant retenue au Smart Design Mart). Certaines se sont afférées à tricoter une cagoule pour les Pussy Riot en guise de soutien à ces prisonnières politiques. Tandis que d’autres, dont des bénévoles d’AI, ont fait des bouts tricotés pour le « foulard de l’amitié » qui allait ensuite être installé devant la Maison du développement durable. Une fois assemblé, le tricot-graffiti faisait plus de 6 pieds de haut par 10 pouces de large! Vers six heures, à la nuit tombée, j’ai bravé le froid avec Tricot Pirate pour installer le tag qui, espérons-le, servira à réchauffer l’arbre et nos cœurs, cet hiver.

Amnistie_Arbre

Confectionné à partir d’efforts collectifs, cet « arbre de l’amitié » comme on l’a surnommé, représente bien ce qu’Hannah Arendt, la philosophe allemande, estime être ce « penchant à voir l’amitié comme un sentiment intime et exclusif [qui] reflète l’aliénation du monde moderne; l’amitié serait en fait synonyme de la philanthropia grecque, soit l’inclinaison au vivre-ensemble. » –Wikipédia

L’amitié et la solidarité sont des valeurs très présentes au sein de la communauté des tricoteuses et des tricot-pirates, ces âmes rebelles et libres qui désirent instaurer un monde utopique, où la chaleur humaine et la douceur prévaudraient, en recouvrant la ville de laine.

Personnellement, l’amitié est très importante au sein de ma pratique artistique et militante. Celle, par exemple, développée au cours de la dernière année, avec les membres du collectif Les Ville-Laines dont je fais partie, m’est très chère et n’a pas de prix. Encore une fois, Arendt parle de l’amitié comme voie vers l’universel en ces termes : « Avec le dialogue se manifeste l’importance politique de l’amitié, et de son humanité propre. Le dialogue (…), si imprégné qu’il puisse être du plaisir pris à la présence de l’ami, se soucie du monde commun, qui reste inhumain en un sens très littéral, tant que des hommes n’en débattent pas constamment. Car le monde n’est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu’il est devenu objet de dialogue. » — Hannah Arendt, Vies politiques

L’œuvre collective « L’arbre de l’amitié » sur la rue Sainte-Catherine, suite au Marathon d’écriture d’Amnistie internationale, le 8 décembre 2012. Vidéo réalisée par EQCQ.

Tricot pour la paix est sur Vimeo ! Pour l’occasion, j’ai ajouté la vidéo intitulée « Tricot Riot » réalisée par EQCQ.

Voir la note précédante pour plus de détails sur l’évènement.

Tricot pour la paix organise une activité de tricot avec Amnistie internationale dans le cadre de leur « marathon d’écriture » pour les victimes de violations de droits humains.

Il s’agit de tricoter une cagoule et l’offrir aux membres des Pussy Riot qui sont emprisonnés, en Russie, pour avoir protesté contre la réélection de Vladimir Poutine, en février dernier. L’évènement se tiendra à la Maison du développement durable, situé au 50 Saint-Catherine Ouest à Montréal, samedi, le 8 décembre, 11h à 18h. Les cagoules seront ensuite offertes à Mariya Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova, en guise de soutien. Pour participer ou en savoir plus, svp écrire à tricotpourlapaix@gmail.com ou visiter « Tricotez une cagoule pour les Pussy Riot ».

Le collectif Les Ville-Laines sera également de la partie!

Pour celles et ceux qui ne veulent pas s’engager dans la confection d’une cagoule, il sera possible de participer en contribuant quelques mailles à un foulard « collectif » de l’amitié, le jour de l’évènement. Ou venez tout simplement faire un tour pour nous encourager ou écrire un vœu !

Pour plus de renseignements sur « Écrire ça libère : marathon d’écriture édition 2012 » d’Amnistie internationale Canada francophone, visitez leur site ou évènement Facebook. L’objectif est de redonner espoir à celles et ceux dont les droits sont bafoués en leur envoyant des messages d’encouragements.

Merci de soutenir l’avancement des droits humains!

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L’évènement « Tricotez une cagoule pour les Pussy Riot » a été mentionné sur la première chaîne de Radio-Canada : Le tricot est tendance !

Pussy Riot

Pussy RiotLe blog des Ville-Laines relatant l’évènement se trouve ici.

Vous trouverez ici un excellent résumé des actions entreprises par la communauté du yarn bombing pour les Pussy Riot en 2012 à Montréal.

TRICOTEZ & ÉCHANGEZ
SUR LES ENJEUX TOUCHANT LA COMMUNAUTÉ

L’évènement TRICOT CITOYEN a pour but de favoriser les rencontres par le biais de l’artisanat. Y a-t-il des enjeux sociaux qui vous touchent particulièrement? Alliant engagement citoyen et tricot, il s’agit d’enrichir nos réflexions et de créer de la synergie pour les causes qui nous tiennent à cœur. Parlez-en dans votre entourage! Et venez tricoter que ce soit pour discuter ou tout simplement pour nourrir votre curiosité!

Apportez votre tricot en cours et des idées pour créer un monde de paix!

Le lieu et l’heure seront confirmés par bulletin mensuel. Pour vous inscrire : TRICOTPOURLAPAIX@GMAIL.COM

Tricot Citoyen au Gainzbar, 10 novembre 2012

Tricot Citoyen

Tricot Citoyen au Café Ô Deux Soeurs, 9 février 2013