Ça pris deux mois pour réunir tous les éléments et l’alignement des étoiles. Enfin il est installé le superbe tricot-graffiti dans la ruelle verte juste à temps pour le printemps! Bravo à Mélissa, Clothilde, Karine! Encore une fois, la chaleur humaine était au rendez-vous.

Le mois dernier je lançais un appel à contribution dans un élan de spontanéité afin de recouvrir le poteau de la ruelle verte derrière chez moi. Un grand merci à celles qui ont contribué à date à ce tricot-graffiti collectif! Je viens de recevoir de superbes contributions de Granby et de Tricot-Pirate. La boutique La Bobineuse sur Mont-Royal a offert des pompoms! Quand j’ai expliqué le projet, la vendeuse s’est exclamée: Nous, on adore ça les ruelles vertes!!!

J’attends une autre pièce et je termine les miennes – une maille à la fois. J’estime qu’il en manque encore quelques unes pour tout recouvrir le poteau. Dès que j’aurai toutes les pièces, le tricot-graffiti sera assemblé et installé. Très bientôt, j’espère!

C’est inspirant et ça m’enthousiasme de faire des projets en collectif. Ça relie les gens ensemble tout en embellissant l’espace publique. Ça me donne des idées pour d’autres projets.

Je meurs d’envie de recouvrir ce poteau de laine derrière chez moi et embellir notre ruelle verte cet hiver. Qui veut se joindre à moi? Ce totem d’aluminum odieux qui arrache l’oeil mesure 20 pouces de circonférence. Je crois qu’il sera beaucoup plus beau tout emmitouflé, vous ne trouvez pas? Si ça vous intéresse de contribuer un bout tricoté de couleurs vives mesurant 20 pouces X 12 pouces (rectangle), écrivez-moi à tricotpourlapaix@gmail.com

 

Je me suis arrêtée cet après-midi au parc des compagnons de Saint-Laurent sur l’avenue Mont-Royal. Noël est une fête commerciale, c’est bien connu mais Noël dans le parc, c’est charmant avec son air d’antan. La bonhomie était palpable. L’émotion d’être ensemble, sans autre artifice que notre bonne humeur. Il y avait même de beaux tricot-graffitis! Joie! Ça m’a rendue toute nostalgique. Souvenir d’un autre Noël, il y a quatre ans, lorsque l’organisme avait demandé au collectif Les Ville-Laines de réchauffer les arbres pour leur première édition. Il faisait un froid de canard ce jour-là. Je me souviens encore de mes doigts congelés avec lesquels je peinais à enfiler la laine dans l’aiguille à coudre, perchée de façon vertigineuse en haut d’un escabeau. J’espère que Noël vous inspire de beaux moments, doux et chaleureux. J’en profite pour vous souhaiter un merveilleux temps des fêtes!

Dans le fait même d’être, il y a une sorte de création. ~Krishnamurti

Tricoter ou ne pas tricoter, telle est la question! J’ai repris mes aiguilles après un long hiatus. Je renoue avec les douces mailles à un rythme bienfaisant. C’est bientôt l’heure des récapitulatifs. Une année mouvementée, un boulot demandant, les semaines qui s’enfilent et les mois se morphent les uns dans les autres. Le tricot m’aide à me recentrer. Une autre pratique qui m’apporte du bien-être est le qigong.

L’engouement pour le tricot-graffiti ne connait pas de limite. L’hiver dernier, Samuel, un intervenant en loisir des Habitations Nouvelles Avenues, une résidence pour personnes âgées dans mon quartier, m’a approché pour démarrer un projet aussi doux qu’ambitieux. Depuis près de dix mois l’initiative fait bon train! Un petit groupe de tricoteuses enthousiastes et dynamiques se rencontre sur une base hebdomadaire afin d’enjoliver leurs habitations. Plusieurs d’entre elles ont profité de la belle saison pour assembler et installer leurs tricot-graffitis. J’ai eu la chance de les rencontrer à quelques occasions et je suis très impressionnée par leur créations. Le tricot est une belle façon de rapprocher les gens et d’embellir un espace de vie commune. Bravo!

 

L’artiste Ute Lennartz-Lembeck que j’admire beaucoup crée depuis plusieurs années des tipis en tricot pour la paix, la tolérance, l’hospitalité, la mobilité et la protection. Ces tentes coniques colorées à portée symbolique qui inspirent l’élévation font partie d’un projet mondial en expansion. Voici une image de sa 23e création confectionnée en collaboration avec un centre familial évangélique qui porte le nom d’arc-en-ciel à Asslar en Allemagne. Pour un aperçu de ses magnifiques oeuvres en cours cliquer ici.

De part sa forme atypique, le tipi possède une mystique symbolique et spirituelle. Il s’agit d’un habitat utilisé par certaines tribus nord-amérindiennes qui appartient traditionnellement à la femme. Le mot vient de l’anglais « tepee » (du dakota « thipi » qui signifie « habitation »).

Grâce au tricot-graffiti, la demeure des premiers occupants du continent américain est célébrée et le domaine de la féminité s’élève au rang d’hommage. Dans l’oeuvre d’Ute Lennartz-Lembeck, la maison traditionnelle devient lieu de recueillement et centre de création. Un gîte pour réchauffer les coeurs où la lumière abonde et la couleur surplombe le visiteur. Une impression de révérence s’en dégage, un sentiment qu’on éprouve très souvent dans une cathédrale, devant un beau tableau ou un vitrail. Chaque pièce unique tricotée par un individu, le plus souvent une femme, une fois assemblée, contribue à créer un ensemble cohérent et harmonieux.

L’expérience de ce toit sensuel et multicolore est une fin en soi. Elle mimique la vie. Celle qui nous entoure et que trop souvent nous ne remarquons pas, trop absorbés par nos pensées ou nos téléphones intelligents. Le tipi tricoté est donc un rappel à la contemplation. Il représente ainsi la vie l’intérieure, lieu sacré et privilégié de la condition humaine.

… ou comme le dit si bien le proverbe roumain: Une tente sans femme est comme un violon sans cordes.