Tricot rime avec repos. Depuis deux mois je suis en arrêt. Le travail avait envahi tous les aspects de ma vie jusqu’à puiser dans mon réservoir d’énergie vital au point que je n’avais plus d’énergie pour pratiquer d’autres activités. Tous les symptômes du burnout étaient au rendez-vous. Ralentir ce n’est pas facile. S’arrêter c’est encore plus difficile! Nous ne savons pas comment nous arrêter dans notre société. Nous allons de plus en plus vite. La pandémie nous avait pourtant offert un bel exemple, une sorte de pratique générale pour un ralentissement à l’échelle planétaire. Nous roulons à cent milles à l’heure. Mais pourquoi donc? Nous agissons en mode survie au lieu de profiter de la vie. C’est de la folie. Le tricot, c’est plus que deux aiguilles et une balle de laine. C’est un mode de vie qui nous invite à ralentir, à la conscience de soi, à écouter son corps et à s’ancrer dans le moment présent. De Saison a publié un superbe article sur 10 merveilleuses façons de ralentir. Je vous invite à me faire parvenir vos réflexions et pistes de solutions. D’ici là, bon ralentissement!

En route vers la Nouvelle-Orléans, j’ai pu observer de plus près le monde « post » pandémie hors de mes quatre murs. De retour en mode voyage d’affaires, j’ai émergé de mon cocon telle une chrysalide propulsée vers les États-Unis à la fois curieuse et appréhensive. Après plus de deux ans de précautions et d’isolement, quel monde m’attendait de l’autre côté de la frontière? Des vols annulés à répétition pour cause de manque de personnel ou bris mécaniques ont rendu mes déplacements difficiles. Rentrer à la maison a été un périple en soi. La présence de Covid se faisait sentir dans tous ses effets; dans les problèmes de la chaîne d’approvisionnement, l’absence du port du masque et mes premiers symptômes dès mon retour. J’avais évité le redoutable virus jusqu’ici mais il m’a rattrapé. À l’aéroport international de Philadelphia, je n’ai pu m’empêcher de remarqué un espace « cozy » recouvert de laine. Au moins le nouveau monde n’a pas perdu son humanité. Nous avons encore plus besoin de douceur. Surtout lorsque nous sommes en transit.

En ce moment, c’est toute la planète entière qui est en transit et bien entendu, nous avons tout(e)s besoin de plus de douceur pendant cette période étrange qui chamboule tout.

Aéroport International de Philadelphie

L’activiste et maître zen Thich Nhat Hanh nous a quitté hier. Je dédie mon weekend à écouter et lire ses enseignements. Militant pacifiste, il a beaucoup écrit écrit sur l’amour, un sujet qui me passionne.

Si la pratique du zen vous intéresse ou vous intrigue, le Centre Zen de Montréal situé près du métro Henri-Bourassa, offre des initiations au zazen.

Le livre de Bernadette Murphy, Zen and the Art of Knitting : Exploring the Links Between Knitting, Spirituality, and Creativity peut également nous aider à intégrer les notions du zen grâce au tricot.

Comme le disait Thich Nhat Hanh,  « N’essayez pas de trouver la solution avec votre esprit pensant. La non-pensée est la clé du succès. Et c’est pourquoi le temps où nous ne travaillons pas, ce temps peut être très productif, si nous savons nous concentrer sur le moment présent. »

C’est l’essence même du tricot. 

Ma maison, mon sanctuaire, mon zen den, mon havre de paix. Ces temps-ci, je lis, je popote, j’écoute des podcasts. Je prends soin de mon intérieur. Je fais du télétravail et du développement personnel. Je ne tricote pas. En revanche, je visite le Jardin Botanique fréquemment pour une dose de ressourcement. Les fleurs et la nature me fournissent l’inspiration et le calme nécessaire pour me reconnecter à mes valeurs, mes désirs, mes aspirations. Qui sait, il y aura peut-être des bouts de tricot qui apparaitront dans Hochelaga… À suivre!

Ceci est ma centième note! Jamais j’aurais cru me rendre aussi loin lorsque j’ai commencé à publier ce blogue il y a près de dix ans. Je n’avais pas prévu le coup. Je ne suis plus aussi active qu’à une certaine époque. Par contre, en ces temps de pandémie, je suis animée par le besoin d’insérer de la couleur et du ludique dans le paysage urbain.

L’hiver à nos portes et la deuxième vague bien amorcée, je continue de dorloter ma ruelle tranquillement pas vite. Mes voisins semblent apprécier. Le tricot que j’ai posé au printemps est toujours là. La saison froide leur fera sûrement la vie dure. Ils perdront leurs couleurs d’antan. Rien n’est permanent.

Les dernières semaines ont été marqué par les élections américaines et la défaite de celui que je nommerai point. Tous ceux et celles qui croient encore en la dignité humaine, l’égalité et la justice ont expiré un grand soupir collectif. Les défis qui nous attendent sont de taille. Nous nous préparons sans aucun doute pour une saison d’isolement et de repli sur soi. La résilience sera notre plus grand atout. La solidarité aussi.

Après trois mois de confinement, l’urgence d’emmitoufler un poteau dans la ruelle derrière chez moi s’est fait ressentir. Guidée par mon intuition, je suis partie à l’aventure avec une couverture sous le bras et je l’ai posé sans trop réfléchir dans la tranquillité la plus absolue. Un geste qui se veut porteur de réconfort. Un désir de renouer avec l’espace public après des semaines vécues à l’intérieur, dans mon cocon. Malgré les hauts et les bas, je n’ai pas trouvé la quarantaine si pénible. Je me suis découvert un petit côté ermite. Tant bien que de mal, je fais la paix avec ma nature casanière. J’apprécie la simplicité de ma vie, parfois à deux, parfois à trois. Les moments de solitude et l’espace que cela crée pour la réflexion et l’introspection sont de précieux trésors à préserver. La pandémie m’a aussi appris à ralentir, à revenir à l’essentiel, à remettre de l’ordre dans mes priorités. Je n’ai pas fini de faire l’inventaire de mes leçons. Surtout qu’à celles-ci s’ajoutent l’avancée de Black Lives Matter dans les dernières semaines qui on l’espère saura enrayer la pandémie du racisme. C’est le temps comme jamais de changer le monde! J’espère que la laine apportera son lot de douceur pendant cette période difficile et historique. Je ne crois pas que cela soit viable ou acceptable de retourner en arrière. Il faut avancer à grandes enjambées. Nous aurons d’autres défis plus grands à relever, plus importants. Le sort de notre planète repose sur la force de notre collectivité et sa capacité à s’adapter, vaincre les préjudices et oeuvrer ensemble pour changer de paradigme. Un vent d’espoir se fait sentir. Je souhaite de tout coeur qu’on l’emporte sur la misère et l’obscurantisme. D’ici là, je continuerai sûrement de poser une petite laine sur le mobilier urbain de temps à autre. Pour faire sourire mais surtout pour rassurer.

Tricot Pirate a réussi sa campagne de socio-financement haut la main! Une belle réussite! Depuis, elle s’active sans relâche à recouvrir la ville de laine. Cette semaine, elle est passée par chez moi et a posé un tricot-graffiti dans le parc Bélair. Joie! Le 7 septembre, elle invite la population à participer à un projet collectif aux Jardins Gamelin. C’est un rendez-vous!

Tricot Pirate, c’est le nom d’artiste de Karine Fournier. Cette tricoteuse des plus audacieuse et créative se lance un défi de taille! Depuis dix ans, cette pirate de la maille recouvre l’espace public de laine pour faire sourire et tisser des liens. Je vous invite à participer en grand nombre à sa campagne de socio-financement qui se termine le 14 juillet en cliquant sur ce lien magique. Grâce à vos contributions, elle donnera libre court à sa lubie et son imagination en investissant les parcs, les rues et les ruelles; recouvrant poteaux, parcomètres, supports à vélo, nids de poule, etc. Rien ne pourra lui échapper!

Écoutez-la vous expliquer ce qui la motive dans cette courte vidéo et lisez cet article emballant dans URBANIA.

Dernière journée de vacances avant le retour au travail! Je suis allée dans un parc pour enfants, près de chez moi, habiller un arbre à -11 degré. Le sol était couvert de glace. La lumière était magnifique. Des pigeons sont venus danser et socialiser près de l’arbre. Tout baignait dans une douceur infinie, petit moment d’éternité que j’ai tenté d’immortaliser. L’éphémère ne se laisse pas croquer facilement. Deux personnes sont passées sans dire un mot ou porter attention. Emmitouflées, les yeux cachés derrière des lunettes de soleil, il était difficile de faire contact ou connaissance. J’espère que cela les a fait sourire sous leurs foulards et apaisées quelques instants. Une brèche hors du temps qui inspire un décollage, un élan. Bonne année! Bon envol!

Déjà l’automne et je n’ai pas vu l’été passer. Je suis allée me ressourcer dans la nature avec mon amoureux. Les feuilles changent de couleurs et dans le chalet, à la lueur d’une chandelle, je lis sur l’art danois du confort, de la douceur et de l’intimité: HYGGE. Une expérience qui me convient parfaitement, celle du bien-être et de la convivialité. Comment étendre ce concept à tous les pans de la société? Notre monde n’a-t-il pas besoin de plus de tendresse et de ralentir pour mieux vivre, ressentir et respirer?