Durant une bonne partie de l’année 2014, François a tricoté des foulards pour les sans-abri. Une fois l’hiver arrivé, il est allé à la rencontre des gens dans le besoin qui passent la journée et parfois même la nuit dehors, dans le froid, dans les bouches de métro et dans les rues de la ville. Il m’a demandé de le suivre. Voici ce qui s’est passé.

Dons TricotésDons TricotésDons TricotésDons Tricotés

Une occurrence est le fait de se produire, d’apparaître, de se présenter.

Le textile sera à l’honneur le 19 mars prochain ! Je fais partie des 25 artistes qui vont transformer un coussin pour la soirée bénéfice d’Occurrence, un espace d’art et d’essai contemporains, et une OBNL, situé au 5455 de Gaspé, espace 108, à Montréal, qui célèbre cette année ses 25 ans. Les coussins-oeuvres seront dévoilés et tirés au sort lors d’une soirée bénéfice le 19 mars. Vous trouverez plus d’information ici.

Venez encourager la création et la recherche dans le domaine des arts.

Occurrence

L’amour que nous recherchons est beaucoup plus que la sensation euphorique des papillons-dans-l’estomac que provoque une nouvelle romance; c’est aussi la consolation ineffable d’être connu dans son for intérieur, accepté et entouré de bons soins. C’est le sentiment profond de paix et de tranquillité d’esprit qui découle d’un rapprochement intime avec un autre être humain. ~Daphne Rose Kingma

En couple ou non, la fête de l’amour est une invitation à créer un climat d’entraide, de communication et de tendresse avec tous ceux qui nous entoure. Joyeuse St-Valentin !

Parc Laurier

Paix

Le pardon est là précisément pour pardonner ce que nulle excuse ne saurait excuser. Il est fait pour les cas désespérés ou incurables.  ~Vladimir Jankélévitch

Le pardon est un thème prédominant en ce début d’année mouvementé. Une semaine après l’attentat meurtrier du 7 janvier 2015, le journal satirique Charlie Hebdo publie à nouveau une caricature du Prophète Mahomet, cette fois avec l’inscription « Tout est pardonné. » Une image improbable. On pardonne tout d’abord pour soi, pour se libérer, pour ne pas sombrer dans la folie, pour dompter l’impardonnable, pour contrer la haine. Pardonner, c’est aller dans le sens de la paix. Comme l’écrit si bien Marianne Williamson dans son livre Un Retour à l’Amour : « Le pardon est pareil à un art martial de la conscience. Dans l’Aïkido et dans d’autres arts martiaux, on esquive la force de l’assaillant plutôt que d’y résister. L’énergie de l’attaque se retourne alors comme un boomerang contre l’assaillant. Notre force consiste à ne pas réagir. Le pardon procède de la même façon. Quand nous contre-attaquons – et la défense est une forme d’attaque – nous prenons l’initiative d’une guerre que personne ne peut gagner. Comme le manque d’amour n’est pas réel, il ne nous affecte pas, ni nous-mêmes ni les autres. Le problème, bien sûr, est que nous pensons qu’il nous affecte. En cherchant un miracle, nous cessons de participer aux batailles de la vie. »

Après 3 années d’activités intenses, lufoques et joyeuses, le collectif Les Ville-Laines tire sa révérence. Ce fût un privilège de faire partie de cette aventure. Inspirées par l’essor du yarnbombing, cinq femmes se sont unies afin de se réapproprier la rue et d’inviter les gens à retisser le lien social. Tout cela dans un but commun de créer un espace utopique où le bonheur se mesure au toucher et non au compte en banque. Comme dans tout élan idéaliste, l’actualisation des potentialités humaines exigent parfois que les chemins se séparent. L’énergie spontanée qui a alimenté le collectif se redéploie ainsi, désireuse de se réactualiser et de conquérir de nouveaux horizons; loin de perdre de la vitesse, elle se dynamise. Ce que j’ai appris et partagé durant ces années continuera à m’habiter longtemps. Transmuter, telle est la force du collectif.

Champs des PossiblesChamps des PossiblesL’argent ne fait pas le bonheur, tricot-graffitis du collectif Les Ville-Laines, Champs des Possibles, Mile-End, Montréal, Novembre 2014

La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l’âme. ~Voltaire

La laine réconforte. Sa texture si fine et agréable au touché inspire la délicatesse. Le temps qui file, entre nos doigts, tel un murmure, est en fait infinie bonté. La douceur tisse des liens, rapproche les gens. Elle est mutuelle. Elle suppose une vulnérabilité mais aussi une offrandre. C’est un cadeau, un acte de civilité. Comme la laine, la douceur unifie.

Merinos

NINOO, une association française dévouée aux enfants autistes, fait appel à la population pour tricoter des cœurs bleus qui seront distribués le 2 avril 2015. Plus d’information ici.

Coeur bleu

Mile-EndMile-EndMile-End

Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. ~Bouddha

La vie est changement. L’impermanence, l’une des doctrines du bouddhisme, exprime bien cette notion que l’existence est, sans exception, transitoire et dans un état constant de flux. Le passage des saisons est une belle métaphore qui représente ce mouvement, d’un début et d’une fin. L’absence de permanence peut se révéler difficile à accepter ou bénéfique tout dépendent comment elle est vécue. Toute fin est aussi une opportunité renouvelée de revoir, recommencer et revivre. L’acceptation des choses telles quelles sont devient alors un mantra. Une façon d’aborder cette grande aventure qu’est le changement perpétuel.

TextlesMile End

Le 3 octobre depuis 1990 a lieu le Jour de l’Unité allemande qui célèbre la réunification du pays. Le mur de Berlin a divisé la ville durant plus de 28 ans (1961-1989). Au centre de la guerre froide, période durant laquelle deux idéologies dominantes s’affrontent, le « mur de la honte » pour les uns et le « mur de protection antifasciste » pour les autres, il a été l’emblème de la guerre froide. Le 9 novembre prochain aura lieu le 25e anniversaire de sa chute.  « En plus de représenter un bouleversement majeur dans les sphères économiques et politiques du monde, la chute du mur de Belin incarne une victoire pour les droits de la personne. C’est un symbole qui continue d’inspirer des milliers de militants en quête de liberté et de démocratie » rappelle Daniel Casillas dans un article publié dans le Métro ici. En mémoire de ceux et celles qui ont perdu leur vie en tentant de fuir à l’Ouest ou qui ont été emprisonné sous la dictature autoritaire de l’Est, j’ai osé une petite « touche de douceur » à Bernauer Strasse.

Berlin Berlin

Berlin Wall